Parabole Taoïste. Que la chance soit avec toi !

Posté le 18/06/2015 | 0 commentaire

Parabole Taoïste. Que la chance soit avec toi !

Parabole attribuée au philosophe Li Yukao et citée par Lin Yutang dans « L’importance de vivre ».

Un vieillard vivait avec son fils dans un fort abandonné au sommet d’une colline et, un jour, il perdit un cheval. Les voisins vinrent lui exprimer leur sympathie pour ce malheur et le vieillard demanda :

– Comment savez-vous que c’est un malheur ?

Quelques jours plus tard, le cheval revint, suivi de plusieurs chevaux sauvages, et les voisins revinrent le féliciter de cette chance et le vieillard répliqua :
– Comment savez-vous que c’est une chance ?
Entouré de tant de chevaux, le fils se mit à les monter et, un jour, il se cassa la jambe. De nouveau, les voisins s’approchèrent pour leur exprimer leur sympathie et le vieillard répondit :
– Comment savez-vous que c’est une malchance ?
L’année suivante, il y eut une guerre et parce que le fils du vieillard était boiteux, il échappa à aller au front…

« De toute façon, c’est clair… Moi, je n’ai jamais de chance ! »
Nous avons tous dit, ou entendu dire, ces propos un jour. En amour, aux jeux, question santé, les occasions sont diverses et variées !     Mais qu’est-ce que la chance ? Avoir de la chance !

C’est la probabilité que quelque chose d’heureux se produise.four-leaf-clover-711625_1280
La chance est-elle liée au hasard ? Peut-on provoquer sa chance ? Ce qui est de la chance pour moi, est considéré comme de la chance pour quelqu’un d’autre ? Autant de questions qu’il semble opportun de se poser pour évaluer la signification de ce mot qui peut engendrer des réflexions et/ou comportements parfois bien inadéquats !
Être convaincu qu’on n’a JAMAIS de chance, c’est partir perdant !
« Pourquoi vais-je tenter de postuler à un nouveau poste sachant que de toute façon, je ne l’obtiendrai pas car je n’ai jamais de chance et que forcément, d’autres l’obtiendront ? ».  C’est certain ! Celui qui sera retenu aura au moins postulé !
Bernard Weiner, psychologue américain spécialiste de la motivation explique que nous attribuons nos réussites à des causes internes (j’ai beaucoup travaillé donc j’ai obtenu ce poste !) ou à des causes externes (j’ai obtenu ce poste car on m’a aidé). Nous nous considérons plus ou moins responsables (voire tout-puissant en surestimant notre propre responsabilité), ou passifs (superstitieux en surestimant le hasard). Chacun a tendance à justifier ce qui se produit par des causalités multiples qui rendent les événements plus ou moins maîtrisables.
« Je n’ai pas de bol », « Je n’ai jamais de chance… » cette conviction d’être maudit, voué au malheur entretient le phénomène, entraînant une succession de coups du sort : perte d’emploi, trahison, panne de voiture, catastrophe, maladie plus ou moins grave, cambriolage… Lorsque nous nous montrons pessimistes, négatifs, alors inconsciemment, nous nous entourons des mauvaises personnes, nous prenons les mauvaises décisions, nous nous prenons des risques inutiles, nous nous négligeons, comme si nous n’étions pas dignes de mériter mieux.
Cette relation à la chance est fondée sur une mauvaise image de soi. On construit sa vie, on fait des choix qui confortent cette idée que nous avons raison de croire que nous sommes abonnés à la malchance. Alors comment faire pour sortir de cette croyance ?
En en prenant conscience et en s’engageant dans une « réparation » de l’estime de soi, en restaurant la volonté d’agir de manière constructive.

Et la chance vous sourira de nouveau !

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